Quand on s'est réveillé de la sieste, le vent était parti et avait laissé place nette. Dommage qu'on n'ait pas eu de côte de bœuf, on aurait pu la cuire à la plancha sur notre table inox restée au soleil. Pour la ranger on a dû prendre les gants en amiante , il faut dire que la température extérieure était montée à 37°.
On a repris notre randonnée chamelière, ou plutôt notre progression dans l'herbe à chameaux . 3 heures à déambuler sans but précis, en s'arrêtant pour aller jouer les chèvres dans la caillasse attirés par des constructions insolites dans les rochers : des amoncellements de pierres formant des sortes de plates-formes, certaines de forme rectangulaire d'autres présentant en leur centre une profonde cavité qu'on soupçonne être des tombeaux. Encore des dizaines de meules !!!
En fait je crois qu'on n'a pas envie de retourner à la civilisation. Ce soir l'appel du bivouac a été le plus fort. On a fait l'inventaire : il nous reste de l'eau, des vivres et de la curiosité, on va la jouer Moitessier, on va repartir pour un tour
Aujourd'hui 1 heure de camion et 4 heures de marche dans les cailloux. Un cheminement ardu mais ça a payé ! Je vous passe les meules et les meulettes, je pense que vous avez votre dose, mais ce sont de bons indicateurs d'une présence humaine.
Quelques peintures, beaucoup sont délavées car pas assez protégées par les rochers.
Pour photographier ces 2 cavaliers de style très différent mais côte à côte sur la même paroi, en équilibre instable sur une petite corniche et avec le soleil sur mon écran, je ne me suis pas aperçu que l'appareil s'était mis en mode portrait
En allant ramasser le bois pour le feu, une petite hache enfouie dans le sable.
Bonne soirée, ce soir vous avez coucher de soleil ET feu de bois
J'ai essayé de traiter vos dernières photos avec DStretch, certains traitements font apparaître un peu plus les peintures, dans d'autres cas on ne voit pas mieux que la photo normale sans traitement
En tout cas je vous envie d'être dans de tels décors à rechercher les traces du passé et ces peintures rupestres
Merci Manard pour ces interprétations de peintures, de retour à la maison je vais m'intéresser de près à ce logiciel !
Nous venons de passer 3 jours hors du temps, comme transportés dans une autre dimension et c'est le cœur gros que nous reprenons le chemin de la civilisation. On a refermé la porte sur cet espace préservé en espérant qu'il le reste encore longtemps, on s'éloigne sur la pointe des pieds...
Dans la nuit le vent s'est levé, sur le goudron des serpents de sable ondulent sous le camion, hypnotiques.
Ce soir nous sommes à Atar. Le hasard nous y fait rencontrer Cyril qui nous embarque dans son univers à lui.
Demain nous reprendrons nos déambulations dans des paysages qui nous sont plus familiers.
Bonne soirée à tous et merci pour vos témoignages.
Nous voici de nouveau en route après ce bref arrêt technique à Atar : ravitaillement eau, gasoil, lessive, bouffe.
Nous sommes sur l'ancienne piste qui mène à la passe d'Amodjar et qui rejoint Fort Saganne. Un circuit classique mais que nous n'avons jamais fait : pendant longtemps la piste était endommagée et notre gabarit ne nous permettait pas de l'emprunter.
Pause midi tardive, nous sommes dans un environnement grandiose mais très minéral où le vent incessant torture les acacias. Nous trouvons finalement un oued descendu du plateau qui est un peu plus favorable à leur épanouissement à notre grande satisfaction !
Nous continuons sur cette piste particulièrement facile et qui nous permet de découvrir l'Adrar dans toute sa majesté, tabulaires comme des tajines posés sur un plateau, ou les proues de navires d'une gigantesque armada. Une piste à privilégier par rapport à la nouvelle qui monte sur la passe.
Le soleil de face rend la roche totalement noire alors qu'elle se pare de teintes qui vont de l'ocre rouge au vert de gris.
Quelques oueds sablonneux viennent adoucir cet ensemble où aucune végétation ne pousse. Le manque d'eau de cette année a laissé les campements de bergers abandonnés.
Une fois sortis de la passe d'Amodjar, direction les monts Zarga pour un bivouac dans le sable.
Ce matin nous retrouvons notre "gros" petit oiseau qui nous a accueillis hier soir dans les branches de l'acacia. Peu farouche, curieux, il est encore là au moment où nous partons .
Donc départ au cap en passant au nord est des monts Zarga afin de rejoindre la piste Zarga-Chinguetti qui passe par l'erg.
Un début de cheminement très sympa et assez technique par endroits, portions de sable très mou qui nous obligent, dans une montée à dégonfler à 800g.
Quand ça veut pas mieux vaut ne pas insister. Marche arrière toute !
Une fois la piste retrouvée, le cheminement est très facile, agréable sur un terrain ondulé, au milieu de l'herbe à chameaux. L'environnement est assez banal mais permet d'éviter la tôle ondulée ou la piste caillouteuse plus au nord.
A la jonction avec la piste une jolie vue sur l'erg.
Cette piste est une véritable promenade de santé ! Roulante mais sans grand intérêt. Nous arrivons rapidement à Chinguetti par le nord ce qui nous permet de traverser tout le champ d'ordures étalées sur plus d'1km...
Arrivée avec la vue sur l'oued.
Un petit tour en ville, il n'y a strictement personne dans les rues !
Le plus compliqué va être de trouver un bivouac protégé du vent. Nous nous retrouvons collés à un petit jardin où la clôture nous abrite un peu. Ça fera l'affaire jusqu'à demain.
Nous sommes juste sur le trajet entre la "maison" des jardiniers et le point d'eau creusé dans l'oued.
Aujourd'hui nous avons opéré la jonction avec Alinkonito à Chinguetti, histoire d'écrire quelques chapitres à 4 mains et à 8 roues.
Après la pause de midi nous prenons la belle piste sablonneuse Chinguetti-Ouadane où le sable déploie une belle palette de nuances pour le plaisir des yeux.
Puis nous bifurquons pour un cheminement en hors piste qui nous rapproche des dunes.
Une petite meule posée au bord de la piste pique notre curiosité : elle est entourée de fragments d'œufs d'autruche et de tessons de poterie. De nombreux éclats et quelques racloirs témoignent qu'il y a eu sur place une activité de taille.
Finalement l'endroit se prête parfaitement au bivouac et après quelques recherches chacun rapporte ses trouvailles.
La lumière du soir donne encore d'autres teintes aux dunes et le feu de bois fait danser les ombres des acacias.
Et nous re-découvrons à travers le regard de Laurence et Alain les émotions de notre premier voyage en Mauritanie.
Absente quelques moments, je retrouve avec grand plaisir et intérêt ce récit de vagabondage mauritanien. En prime, la rencontre de 2 casa !
Un régal que toutes ces photos et ces découvertes, vous allez avoir vraiment du mal à rentrer...
Pour la journée d'hier je ne vois pas grand chose à ajouter au récit d'Alinkonito sur Polarsteps .
Nous avons subi toute la journée un vent violent qui a soulevé le sable et a fait disparaître en grande partie les traces de cette piste qui passe par Tanouchert pour aller vers Ouadane. Les points gps nous ont permis à plusieurs reprises de nous recaler sur le trajet.
Pause pique-nique en essayant de se protéger du vent.
Arrivée sur Tanouchert
Très peu de lisibilité pour le relief entre la luminosité et le vent : on a l'impression chaque fois de se retrouver devant un mur alors que finalement les dunes sont arrondies avec une faible pente.
En arrivant à Ouadane nous trouvons quelques Français avec 2 Sprinter qui viennent de passer la journée à redresser le 3ème Sprinter du groupe qui s'est couché sur le flanc en descendant une dune vers le Guelb er Richat. Heureusement pas de bobo mais le véhicule a été laissé sur place en attendant un mécano qui viendra le remettre en route.
Très peu de lisibilité pour le relief entre la luminosité et le vent : on a l'impression chaque fois de se retrouver devant un mur alors que finalement les dunes sont arrondies avec une faible pente.
Jusqu´au jour où...
Dans ces mêmes conditions de visibilité, en hors-piste entre la route et le Banc d´Arguin, je commençais à m´habituer à ces faux murs et ces dunes doucement arrondies, lorsque... Pas une dune mais une barcane. J´ai juste eu le temps de piler, moins d´un mètre avant le grand saut (c´était moi, le grand sot). Marche arrière inopérante... planté par mon freinage d´urgence. Une heure de pelle, avec ce p* de vent qui remplissait au fur et à mesure ce que j´enlevais, avec ce sable si fluide.
Bref, ce jour blanc est bien piègeux !
Mais globalement vous avez eu une bonne luminosité, si j´en juge par vos photos.
Profitez bien de la fin de votre séjour !
Encore une journée riche en péripéties !
Ce matin visite de la vieille ville de Ouadane pour Laurence et Alain pendant que nous trainassons un peu chez Zaïda à échanger des potins .
Nous remontons ensuite la palmeraie de Ouadane, bien entretenue et jalonnée de maisons et de commerces minuscules.
Puis nous remontons sur le plateau pour aller voir s'il y a de l'eau dans la grande guelta : il y en a, mais peu.
15 km de tôle ondulée plus tard nous reprenons une piste qu'Ed et Nad reconnaîtront aisément et qui doit nous déposer dans le Chem Cham.
Un petit incident de parcours chez nos compagnons de voyage nous immobilisera une bonne heure, une mésaventure qui n'entamera en rien la bonne humeur du groupe !
Nous amorçons la descente, mais le jour faiblit et nous décidons d'installer nos pénates protégés du vent dans une petite construction en pierre en relativement bon état, un abri providentiel !
Les vues sur les reliefs sont époustouflantes, nous en profiterons jusqu'aux dernières lueurs du jour avant de nous réfugier dans notre salle de restaurant improvisée à la décoration originale
Demain nous enverrons Alain en éclaireur pour voir si la fin de la piste est suffisamment large pour l'Iveco.
Nous avons réussi à passer avec Khronos il y a quelques semaines (1ere et dernière fois). C est après les empierrements grillagées que la partie devient difficile, impossiblede de faire demi tour et très difficile de reculer. La dernière rampe pour regagner la plaine est étroite.
Ce matin la fin de la passe !
Elle est toujours aussi belle, et aucun souci à la descente en allant au pas, partie de la piste difficile refaite avec des casiers de grillages contenant les cailloux. Passé il y a un mois avec 300 litres d'essence dans la 2CV. C'est ma classique entre Ouadane et Atar pour éviter la tôle et revoir la sebkha chemcham.
Le seul endroit où vos rêves sont impossible c’est dans votre tête (R. Schuller)
Sortis de la passe, vues exceptionnelles mais on est d'accord avec Cricri, on l'a faite une fois, on ne la refera pas, on est un peu plus large que la 2cv
Comme le signale Ivecogitation nous ne sommes pas dans le même gabarit que la 2cv. Pour nous 12 tonnes et 2.5 mètres de large.
Les paysages sont splendides.
Elle vaut quand même le déplacement !!! même si moi je l'ai faite en montant...comme nous n'avions pas de vent nous avions pu faire un super bivouac sur le plateau avec sa vue magnifique...
Toyota Hilux DC 3L D4D BVA 2008 Gazell' V1 grand raid 2013 N°13
Oui, comme le signale Edmond, la piste en vaut la peine mais je pense que ce matin, en aménageant certaines portions pour faire passer l'Iveco nous avons dû trouver des traces de gomme appartenant à Khronos !
Au réveil nous avons eu droit à un spectacle grandiose mis en scène par un éclairagiste de génie
Une fois sortis de la piste nous visons l'Inselberg. Nous nous rapprochons des dunes en mettant le cap sur un petit bosquet qui nous protègera du vent lors de la pause de midi.
Après quelques km dans le Chemcham nous choisissons de longer tranquillement l'erg Maqteir en nous faufilant entre les dunes jusqu'à trouver un campement actuellement inoccupé au fond d'un petit oued, toujours pour nous protéger d'un petit vent ben frette. Il ne nous reste plus qu'à admirer les couleurs changeantes de cette fin de journée.