Une belle opportunité de parcourir les ruines de forts abandonnés, dans une atmosphère toute faite pour l'occasion. Les accès pour certains ont été condamnés, mais rien n'arrête quelqu'un pris par l'adrénaline et la soif de découverte. Et voilà qu'en grimpant un mur, par une fenêtre dérobée, pour une belle série de clichés, l'accès à un univers enchanté, nous est donné. Mais prudence, certains restes d'escaliers n'inspirent guère confiance et il s'agit de ne point tomber, sous le coup de l’excitation, dans un des puits des anciennes cuisines rempli d'eau. L'issue serait fatale...
S'ensuivra une longue indécision, devant le temps incertain. Resterons-nous pour y bivouaquer ou redescendrons-nous déjà du côté italien ? Il serait quand même dommage de passer à côté d'une si belle occasion.
Après un repas du soir sous un ciel clément, les rafales de vent et un ciel assombri soudain se mêlent à la fête. Nous voilà obligés de nous déplacer à l'intérieur du Fort Central, dans l'espoir d'y être un peu protégés. La nuit est tombée, nous nous joignons à un joyeux groupe d'aventuriers venus d'Autriche qui y a déjà pris ses quartiers. Se rassembler dans des moments d’incertitude est toujours plus rassurant.
La nuit sera venteuse. Au petit matin et malgré le sommeil agité, on a le sentiment certain d'avoir vécu une expérience unique. Et voilà pourquoi on voyage après tout, vivre des sensations que l'on ne saurait trouver dans le confort bien réglé du quotidien.
Le soleil brille déjà et bientôt il est temps de continuer notre route, non sans avoir pu au préalable échanger avec un motard allemand. Il nous offre quelques pistes à parcourir, ce qui nous occupera encore quelques jours avant de rejoindre Aoste et le col du Grand St-Bernard cette fois.
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