Récit du voyage en Andalousie de Christine et Gilles
Bonjour,
Voilà le compte rendu de notre séjour de 4 semaines en Espagne, dont l’objectif principal était l’Andalousie. Mais nous voulions trouver des lieux d’étapes intéressants afin de ne jamais faire plus d’une demi-journée de voiture Et profiter au maximum des paysages, en effet nous ne sommes pas trop villes, alors il est évident que nous sommes passés à coté de sites intéressants, mais comme vous le verrez nous nous sommes arrêtés dans quelques cités. Donc après pas mal d’heures passées sur à Google Earth nous avions fixés les grandes lignes du voyage
Samedi 15 septembre
Après un départ un peu tardif de Gap, vers 15h30, nous entamons notre voyage,sans trop savoir où nous allons dormir le soir, nous passons la frontière alors qu'il fait déjà nuit et trouvons facilement le Cap de Vol que Chris avait repéré comme premier bivouac. Il y a pas mal de vent, mais l'air est très doux, nous sortons une cale,un petit coup de niveau, une marche arrière et hop nous sommes exactement au poil pour passer une bonne nuit, à 20 mètres de la mer ; il est 21h15.
Au réveil, on le trouve pas mal notre 1er bivouac
Dimanche 19 septembre
Il est 9H lorsque nous percevons quelques bruits lointains qui nous font émerger de notre sommeil. Nous nous sommes rapidement mis à l'heure espagnole, un grand merci à ces trois pêcheurs qui nous ont tiré de notre sommeil, petit déj dans la cellule et petite balade en bord de mer afin de repérer la petite plage à l'abri du vent. Une fois les maillots pris dans la cellule nous descendons vers la petite crique pour un bain relativement frais, puis glande et lecture. Nous décidons de partir après le repas pour Montserrat. Le ciel est exempt de tous nuages, contrairement aux prévisions météo, nous voulons privilégier les petites routes, mais pour une fois le choix n'est pas judicieux, excepté la liaison El Port de La Selva – Figueras par le Monastère de Sant Pere de Rodes
Notre bivouac, c'est la petite presqu'ile au milieu de la baie
nous serpentons au milieu de forêts denses qui nous empêchent toute visu. Cependant l'arrivée sur Montserrat est superbe, en montant vers le monastère nous explorons une petite route qui nous conduit à un superbe bivouac,
l'endroit repéré nous continuons vers le monastère et suivons la route qui passe en contrebas du parc jusqu'au col de Can Masana La succession de tous ces blocs de conglomérats éclairés des derniers rayons du soleil est splendide.
Nous ne trouvons pas de bivouac plus intéressant par contre nous avons localisé le départ de la rando pour demain qui nous permettra de serpenter sur la crête au milieu des monolithes Retour à notre petite plate forme
Lundi 20 septembre
7H30 le frère sonneur s'énerve sur ses cloches, DECEPTION,
Les crêtes sont dans les nuages et les fonds de vallées sont dans le brouillard, nous petit-déjeunons en espérant que le vent chasse toute cette crasse mais hélas c'est l'inverse qui se produit, nous remontons vers le col refaire le plein d'eau mais le mauvais temps s'installe nous fuyons la pluie en partant, destination delta de l'Ebre, vers le monastère de Poblet, bonjour la pauvreté de l'ordre Cistercien... par contre chapeau pour le vin.
Nous profitons d'un petit vallon perdu (1ere à gauche sur la T700),
on se croirait dans la montagne corse,
pour pique niquer et déguster sans tarder ce petit rouge et cueillir en un temps record un petit saladier de mûres.
...et quelques figues
Un petit arrêt rapide avant que l'orage ne nous rejoigne à Prades, jolie place de village et eglise de pierres rouges hélas fermée.
Alors que nous roulons vers Miravet qui devrait au moins être l'étape du jour un panneau indique Siurana,
souvenirs d'escalade de jeunesse, alors un petit détour pour rentrer dans des gorges grandioses, nous roulons jusqu'au bout de la route et alors que nous nous arrêtons sur le parking,
la pluie nous rejoint et n'arrêtera pas de la nuit.
Mardi 21 septembre
Il ne pleut plus, mais la visibilité se compte en dizaines de mètres,
après le petit déjeuner, nous décidons malgré tout d'aller faire un tour dans les gorges,
et effectivement le soleil finit par percer timidement, jolie balade qui nous mènera au fond des gorges, un petit ru en cru nous dissuade d'aboutir à El Gorg, but de notre balade, il ne nous reste plus qu'à remonter en compagnie du soleil et avec un taux d'humidité avoisinant les 100%, nous atteignons le parking ruisselant de transpiration.
Encore une petite dernière avant de quitter ce lieu qui n'a rien à envier au Verdon
Nous longeons par une toute petite route les très beaux paysages de la Sierra de Montsant
jusqu'à atteindre par un ancien chemin aujourd'hui goudronné, tellement large qu'il est possible de cueillir des figues sans descendre de voiture, qui serpente entre oliviers, vigne et amandier le village de Figuera. Il ne nous reste plus qu'à suivre l'Ebre pour atteindre son delta. Ici les agriculteurs moissonnent le riz, certaines moissonneuses sont même équipées de chenilles et elle évoluent au milieu des rizières dans 20 bons centimètres d'eau.
Nous atteignons la langue sud du Delta et « El Trabucador, un petit plaisir, rouler dans le sable jusqu'à son extrémité;
Mercredi 22 septembre
Quelques gouttes de pluies nous réveillent ce matin, mais le temps semble vouloir s'améliorer, petit déj, bain, et nous allons marcher au bout de cette langue jusqu'à un mirador pour observer les oiseaux. Les flamands roses sont bien loin et nous voyons beaucoup moins d'oiseaux qu'hier dans les champs qui venaient d'être labourés.
Rien de particulier à observer et plus loin le bord de mer est interdit pour laisser un espace entièrement sauvage aux oiseaux ; retour à notre cellule, après 2 km nous nous posons à 20 mètres de la mer tandis que les premiers touristes sont à plus de 1 km pour une demi journée de glande au soleil
Jeudi 23 septembre
Le réveil nous fait sursauter à 7H, le ciel est à nouveau gris, à 8H nous décampons, nous atteignons Valence rapidement sans autoroute à péage, en rentrant dans les terres vers Albacete nous trouvons la pluie qui ne nous quittera pas jusqu'à la lagune de Ruidera, Chris a fait un très bon travail de repérage sur Google Earth,
car l'endroit est des plus intéressant et d'autant plus surprenant que l'on tombe sur une succession de petits lacs dans une région formée de plateaux qui semblent relativement arides. Il est 14H et nous avons roulé 450 km, dommage qu'il fasse un temps aussi exécrable nous avons trouvé un grand parking qui jouxte un lac entouré de jolies maisons début20ème, on pourrait se croire sur les bords de la marne. Après le déjeuner et malgré la pluie, nous décidons de faire le tour de la lagune jusqu'à son extrémité pour aboutir sur un barrage,
Le barrage est surplombé par un petit château fort,
une brève visite et nous poursuivons en contournant le barrage par un chemin pour trouver un coin de bivouac au dessus du lac, hélas tous les chemins qui reviennent sur le lac sont privés par contre nous tombons, au moment où nous allions faire demi tour sur une balise« ruta de Quichotte »
indiquant Ruidera à 18 km, belle aubaine, nous continuons donc ce chemin, en faisant fuir des dizaines de lapins et de perdrix, qui nous ramène sur le lac et un superbe bivouac, il est17H45. Enfin la pluie s'arrête
Vendredi 24 septembre
Le ciel est bleu sur le lac, c'est à peine croyable. Nous prenons notre temps afin de permettre aux premiers rayons de soleil de nous sécher,
puis nous continuons notre chemin qui nous ramène sur Ruidera, à l'intersection avec la route nous découvrons un grand panneau qui offre une vue d'ensemble sur tous les chemins de « Don Quichotte ».
Il serait interessant de trouver un livret à acheter, car la trame de ces chemins couvre toute la région de la Mancha ; hélas rien même à l'office de tourisme, nous revenons vers les premiers lacs pour refaire des photos sous le soleil aujourd'hui,
et allons essayer de rejoindre Villahermosa par ces fameux chemins, dès que la route s'arrête le chemin est tout de suite assez étroit, devient de plus en plus boueux mais nous finissons par rejoindre les plateaux secs.
Nous retrouvons le goudron, un arrêt à Villahermosa et sa superbe église
et nous filons vers Vianos, que nous atteignons après 7 km de piste, entre les enclos de taureaux, qui nous repeint le 4X4 en rouge, et qui, pour nous, est la porte de la sierra de Alcazar et du parc de Cazorla.
Nous descendons un peu au hasard des petites routes vers le lac del Tranco. En route nous tombons sur« Nacimiento del Mundo » autrement dit la naissance du monde, mais ce monde ci est une rivière dont la naissance est une superbe chute d'eau en deux étages au sein d'un très haut cirque calcaire.
Il est 18H30 lorsque nous nous posons au dessus du minuscule village de Capellana. Ce n'est pas Le super bivouac, mais nous sommes au calme, un peu à l'écart de la route principale.
Samedi 25 septembre
Quelle nuit, les chiens du village n'ont pas arrêté d'aboyer, désormais nous éviterons la proximité des villages Nous avons relevé une petite balade qui semble faire serpenter entre les gros blocs qui jalonnent la crête mais elle s'avèrera peu intéressante,
14,5 km sur un chemin que l'on aurait pu faire quasi dans son intégralité avec la cellule pour de rares points de vue intéressants.
Nous ne perdons pas trop de temps car d'après la carte nous avons une longue traversée de la sierra de Segura à effectuer sur route non goudronnée
Bien pratique nos 2m de tuyau d'arrosage diamètre 18 pour refaire rapidement des pleins
la réalité dépassera tout ce que nous imaginions,
une quarantaine de km de piste qui n'ont rien à envier au Maroc sur un immense plateau,
heureusement pas trop d'intersections
car notre GPS est totalement en hors piste et il n'y a aucune indication.
Seuls deux sommets nous servent de repère et une direction générale, sud ouest.
Après plus de deux heures nous tombons sur une grande porte grillagée qui barre la piste et pas de possibilité de la contourner, allons nous devoir rebrousser chemin???
C'est avec le plus grand soulagement que nous découvrons qu'elle n'est pas verrouillée mais signale l'entrée dans un parc avec interdiction d'y séjourner de 21H à 9H. A l'autre bout de la piste nous n'avions rien vu.
Nous quittons le haut plateau pour entamer une longue descente et retrouver des gorges habitées de pins aux dimensions fort respectables et d'immenses barres rocheuses.
Si nous n'avons croisé personne au début de cette traversée, cette partie est nettement plus touristique, nous ne nous attardons pas d'autant qu'il nous faut absolument atteindre Cazorla pour nous ravitailler en frais et essayer de trouver une carte plus détaillée pour profiter des nombreuses possibilités qu'offre cette sierra.
Heureusement que nous sommes en Espagne car nous atteignons notre but à 18H45 je laisse chris dans un « supermercato » et pars à la recherche de l'office de tourisme, opération réussie, bouffe et carte.
Nous prenons le temps de repérer sur la très jolie carte du parc une piste à proximité et un bivouac possible en bordure du parc
et nous remontons sur la sierra pour un bivouac de rêve, barre rocheuse derrière
toute la plaine à l'ouest de la sierra à nos pieds, et beau coucher de soleil,
Notre premier bivouac 5* des vacances
Nous sommes les plus heureux et en prime nous avons droit au brame du cerf (nous regrettions de louper ce rendez vous auquel nous allons chaque année fin septembre dans le Dévoluy). Dimanche 26 septembre
Les brames de la nuit n'ont guère perturbé notre sommeil, bien que ce matin deux trois cerfs continuent de se lancer des défis vocaux nous arrivons à les localiser mais ne les voyons pas aux jumelles. A9H30 nous sommes derechef dans le parc,
nous remontons vers les sources du Guadalquivir, c'est tellement décevant que l'on ne fera même pas de photo, une bête marre au fond d'un cours d'eau à sec, par contre, le surplombant, une très intéressante vague de calcaire.
Nous remontons à nouveau sur un plateau
pour aller faire une petite rando vers Cabanas
une petite barre rocheuse culminant à peine plus de 2000 m mais offrant un très joli panorama,
le chemin est très photogénique avec ces gros bloc et ces pins travaillés par le vent.
Déjà nous quittons le parc pour poursuivre notre pérégrination vers le sud,
mais jusqu'à la sortie de cette sierra nous serons surpris de la diversité de ces paysages,
et plus loin au dessus d'une ultime barre rocheuse le vol des vautours nous feraient bien rester encore un peu, surtout que nous n'avons pas croisé grand monde bien que nous soyons dimanche.
20 km plus loin nous abordons le lac Negratin,
nous nous fourvoyons un peu sur une piste en crête avant de faire demi tour pour éviter une descente trialisante
Alors là, ma chérie ton chemin je crois pas que ce soit le bon, t'as vu la largeur et de mon coté c'est pas génial
et au bout de 5 km de pistes entre les champs d'olivier nous atteignons un point de vue,
comme nous l'avions vu sur Google Earth, le cadre est extraordinaire,
par contre impossible de se parquer avec vue sur le lac, nous avons bon fureter nous devons nous rendre à l'évidence, il nous faut chercher un autre endroit pour le bivouac, dommage grand calme mais aucune vue depuis les parties accessibles en voiture alors que le cadre est exceptionnel,
pour finir nous irons un peu au dessus du barrage sur un bout de piste ouvert pour mettre en place une ligne électrique et profiterons d'un beau panorama sur le lac.
Soirée calme et coucher de soleil
Les nuages qui nous accompagnerons durant tout notre voyage nous permettrons de faire une belle collection de lever et de coucher de soleil
Lundi 27 septembre
Réveil tranquille
ce matin à 8h00 nous allons jeter un oeil sur la petite plage sur la berge sud du lac, effectivement nous aurions du pousser jusque là hier, il y avait de quoi faire un bon bivouac N3713 204 W 002 54 751. Nous contournons le Jabalcon
puis arrêt à Bazapour les pleins d'eau et de GO et nous allons essayer de rejoindre l'observatoire du Calar Alto pour y déjeuner par les pistes à partir de Alconar,
au deuxième essai nous trouvons la bonne piste qui remonte une vallée encaissée, nous comprenons mieux pourquoi il y a une pancarte qui semble réclamer une route à la place de cette piste.
Au bout de 2 heures nous sommes à mi-distance de l'observatoire, elle n'est pas très roulante et à plusieurs reprise nous hésitons entre deux directions
A 13H30 nous nous arrêtons en bord de piste pour manger, cet après midi le chemin devient plus roulant, nous y rencontrons 4 bouquetins et enfin nous avons une jolie vue sur Calar Alto
mais il nous faut encore franchir plusieurs vallons, nous atteignons enfin notre objectif après plus de 3H30 de pistes alors que la route nous y conduisait en une quarantaine de km(je passe les commentaires acerbes de madame, concernant la petite piste) et en prime nous sommes dans la brume ;
néanmoins nous décidons de rester ici pour la nuit, un peu à l'écart des observatoires en pariant sur une amélioration.
En bas les Tabernas sont au soleil, alors que nous avons 10°C
Nous aurons au moins vu de très beaux paysages et nous ramènerons de cette journée quelques bons souvenirs. Mais nous passerons toute la soirée dans un gros nuage noir.
Mardi 28 septembre
Ce matin, le ciel se dégage petit à petit.
C'est quand même plus chouette sous le soleil
Nous quittons l'observatoire et tandis que nous descendons vers Gergal, le thermomètre se décide enfin à remonter . Gergal ne nous séduit pas, l'eglise est fermée et le château privé est inaccessible, nous filons vers les Tabernas, et un peu au hasard enquillons un vallon,
c'est génial on s'attendrait presque au détour d'un défilé à ce que notre babouche soit attaquée par une troupe de vilains indiens,
au bout d'une dizaine de km nous sortons du cours d'un ruisseau à sec
pour nous retrouver au milieu des champs et pour déjeuner à l'ombre.
Il nous faut hélas faire quelques courses dont un transfo 12V 220 en300W celui que nous avons emmené n'est pas assez puissant pour recharger le portable qui n'a plus qu'une heure et demi d'autonomie. Donc Cap sur Alméria, notre GPS nous propose au plus rapide de passer par Tabernas, grand bien nous fasse, nous apercevons un lit de rivière à sec
qui conduit vers des cailloux sympas,
allez nous ne sommes pas à une heure près,
le Capo de Gata peut bien attendre encore un peu. Un nouveau petit coin dans lequel il fait bon se perdre, dommage que ce ne soit pas plus long.
Et c'est la corvée des courses Nous partons enfin pour le cabo de Gata, un petit arrêt dans un point info sur le parc pour acheter un petit guide et une carte qui nous serons bien utiles et direction la playa de Monsul, c'est pas mal mais déjà 4 camping car baba cool et après plusieurs hésitations nous partons bien qu'il soit déjà plus de 20H pour Los Escullos que m'avait conseillé Uperko, nous trouvons juste avant la nuit un petit coin au top à 10 mètres de la plage, nous prenons l'apéro à 2 pas de la mer, nous serons arrivés un peu tard mais le coin nous plaît.
Photo prise le lendemain matin, c'est même plus que bien
Une petite vidéo des Tabernas
C'est pas d'une qualité exceptionnelle, mais ça donne une idée du site
Mercredi 29 septembre Super stressés nous nous réveillons à plus de 9H00 alors que des espagnols pêchent à moins de 50 m de nous et que leur voiture est garée à peu près à la même distance. Nous avons décidé de remonter à pieds le chemin qui longe la côte
Et d'un peu plus loin il est même plus que bien notre bivouac, pour un lieu trouvé à la nuit
pour essayer de trouver une petite crique pour nous tout seuls.
Opération réussie un endroit fort joli bien que le sable soit assez grossier, je dévore le livre « Les cerfs volants de Kaboul » alors que Chris n'en finit plus de schnorkeliser (je suis pas sûr que ça se dise, donc palmes et tuba) . Il est vrai qu'il y a vraiment beaucoup de poissons à voir
Retour à la voiture, déjeuner et nous partons
Quand on vous dit que c'est beau
pour la plage de El Playazo qui devrait nous offrir un lieu super sympa avec palmiers pour passer un autre jour dans ce superbe parc. Il y a bien quelques palmiers mais rien a voir avec ce que j'avais vu, nous poursuivons donc jusqu'à cala des plomo 7 km de pistes pour arriver sur un très bel endroit mais envahit de camionnettes. Autant poursuivre, encore un essai à Agua Amarga et puis la playa de los muertos, très belle mais inaccessible
en voiture et le parking n'est vraiment pas des plus agréables pour y séjourner. Il y a plus de deux heures que nous tournons pour ne pas trouver mieux que los Escuellos alors autant y retourner sans les détours c'est jouable en moins d'une heure. Et comme des gamins nous sommes tout heureux de constater que nous pouvons reprendre notre place. Ce soir grillade et repas sur la plage.
La bouteille de gaz suplémentaire avec un bruleur et une plaque de fonte pour le barbec c'est top
Jeudi 30 septembre
Des phares éclairent la cellule, un 4X4 est tout près « Guardia civil, papiers d'identité », c'est pas sympa ça comme réveil. Ils nous demandent juste de remonter de 20 mètres car nous sommes sur la plage et que cela est interdit.
Ce n'est pas grave il est 7H30 et nous profitons ainsi du lever du soleil, un peu plus tard nous découvrirons que la plage semble bornée par des balises en béton et que, bien que sur une plate forme d'accès à la mer, nous étions juste 2 mètres du mauvais coté de la limite.
mais au bout de 2 km nous nous éloignons de la mer sans avoir trouvé une plus jolie anse que celle d'hier, nous choisissons de revenir dans cette petite crique. Nous nous sentons très bien dans ce petit coin de paradis encore protégé.
Cet après midi balade vers Rodalquillar,
une jolie piste remonte un vallon à l'arrière de mines désaffectées,
et nous passons sur l'autre extrémité du cap, encore une jolie plage, playa de la Frabriquilla qui nous permet de nous rafraîchir alors qu'il fait 30°C et nous poussons jusqu'à l'extrémité du cap,
c'est extraordinaire, encore un lieu où l'on regrette de ne pas avoir fait géologie,
un immense rocher blanc enchassé dans de la lave et puis nous trouvons notre bonheur pour cet ultime bivouac sur Gata avec une petite plage de sable près de Punta Baja, pas bien sur d'avoir tout a fait le droit d'y passer la nuit mais désormais la guardia civil c’est nos potes.
Nous allons assister au coucher du soleil sur le cap, au petit col situé à500m de la voiture
et revenons pour notre 2Eme bivouac 5* de nos vacances, un cadre, une plage et le grand calme ; néanmoins nous ne dormirons que sur une oreille de peur de nous faire surprendre une nouvelle fois, alors que le lendemain en repartant nous vérifierons aucun panneau n'interdit d'y dormir en camping car. Mais ici il y a une tolérance aux endroits interdits aux camping cars. Allez comprendre.
photo du bivouac prise le lendemain matin
Vendredi 1er octobre
Ce matin réveil 7h15, petit déj en surveillant le lever de soleil et bain à notre petite plage,
...avec plage privée juste sous le parking Comme pour la Sierra de Cazorla, nous quittons Capo de Gata à regret mais pour aller faire un peu de montagne c'est déjà plus facile. Direction les Alpujarras,
chris pense que nous pouvons atteindre le Mulhacen et ses3483m à partir de la piste qui part de Capileira. Rien de particulièrement intéressant, nous trouvons un petit chemin dans les amandiers pour notre halte déjeuner, nous atteignons le joli village de Capileira en début d'après midi et attaquons la piste qui comme je le redoutais est interdite au bout d'une quinzaine de km, et vous laisse là à 2150, soit 1300m pour atteindre le sommet dans un paysage de montagne à vache qui ne nous enchante guère, ... C'est la journéé la plus décevante de nos vacances, donc on passe rapidement
Nous redescendons un peu et prenons une piste qui pourrait nous mener jusqu'à Portugos ou Trevelez et dès que nous trouvons une petite plate forme bien exposée avec vue, nous nous posons vers 1700m.
Samedi 2 octobre
Le programme du jour devrait nous faire parcourir les Alpujaras en sens inverse par la 4130 jusqu'à Laujar de Andarax et rejoindre Alquife par les pistes. Nous partons tranquille vers 10H la piste permettant de rejoindre Trevelez est en travaux et interdite donc nous rejoignons Portugos et la route pour Trévelez, une petite halte pour acheter un peu de charcutaille,
Il y a ici une spécialité de jambon fumé, dans une magnifique boutique dans laquelle pendent au plafond des centaines de jambons puis reprenons jusqu'au départ de notre piste pour un déjeuner à un mirador très bien placé qui ferait un excellent bivouac.
A 2H30 nous attaquons la piste qui nous mène jusqu'à la crête à 2300m,
puis plein ouest jusqu'au col de La Ragua,
Madame se demande si on allait rejoindre cette piste et où nous allions sortir
Et là, je me dis qu'il faudrait pas qu'il y ait trop de passage comme celui-ci, parce que on ne le voit pas sur la photo mais en dessous ça descend très raide sur 2 à 300m Au bout de 3 heures et une quarantaine de km dont une partie en crête
A vous de trouver la cellule, eh oui c'était une grande crête
avec un passage mal négocié entre les sapins et une méchante branche cassée qui nous explose une des baies, bien fait pour nous, on ne descend pas assez souvent lorsque ça passe juste. Nous sortons au col, nous n'aurons vu personne Réparation de notre baie et recherche du bivouac, nous remontons ce que nous pensions être une piste mais n'est qu'un coupe feu, pour tester la fixation de la cellule c'etait pas mal, car ça bougeait un peu.
Donc il nous faut chercher un peu plus loin, première piste à gauche, au bout de 500 mètres une grande plateforme, de toute façon le soleil est passé de l'autre coté de la montagne, ça ira bien pour ce soir, la piste de l’après midi nous a un peu cassé.
Dimanche 3 octobre
Ce matin nous nous levons comme les espagnols, 9H00, nettoyage obligatoire, car nous avons embarqué pas mal de poussière sur notre piste hier, nous descendons vers le château de La calahorra, cadre exceptionnel
nous poursuivons vers Alquife, ancien centre minier important ;mais tout est grillagé, impossible de rentrer dans le site. Décidément, cette journée ne nous réussit pas. Un petit tour dans Guadix, la cathédrale et ses alentours, ce qu'il reste du château et un regard sur les habitations troglodytes. Guadix c'est pas mal mais ces villes ce n'est vraiment pas notre tasse de thé,
un arrêt pour déjeuner auprès du superbe lac artificiel Abellan une route qui commence à s'effondrer nous mène jusqu'à son bord. Nous atteignons Grenade dans l'après midi et passons directement à l'alhambra pour acheter des places, aujourd'hui,« Non, il faut venir à partir de 7H00 le matin pour avoir des entrées. Nous montons au dessus de l'Alhambra pour un lieu de bivouac que nous avions repèré. C'est pas mal du tout, une photo du bivouac comme tous les jours
Serait ce une attaque d'Ovni???
On est bien juste 3 km au dessus de l'Alhambra
et alors que nous buvons l'apéro un gars de la sécurité vient nous annoncer fort aimablement qu'il n'est pas possible de passer la nuit ici. Dommage, nous allons manger et nous descendrons ensuite vers le parking à camping car
Lundi 4 octobre
Il pleut dans la nuit, nous aurons suffisamment de chance de pouvoir visiter l'Alhambra sans la pluie, pas facile de retranscrire la beauté des lieux en 3 photos,
Vous entrez dans le palais Nazaries, vous entrez dans les contes des 1001 nuits,
c'est magnifique, les proportions, les tomettes au sol, les plafonds en bois sculptés, les murs en stuc, les portes, les perspectives, et puis il y a l'eau, la petite fontaine qui sort au milieu de la pièce et qui alimente une petite rigole qui part jusqu'à.... un bassin et les salles s'enchaînent, un seul regret, trop de monde
ensuite la Generalife, là encore de l'eau, des perspectives et....
mais c'est quand même un peu moins beau.
Enfin nous sortons de tous ces palais et jardins alors qu'il est quasiment 13H00, plein les yeux et même plus envie d'aller voir le cimetière avec ces tombes incroyables. Nous remontons à la cellule EPUISES, nous qui n'avons vu personne depuis 15 jours , qu'une idée s'éloigner.
Nous décidons de partir pour Almunécar, retrouver le bord de mer et un peu plus de douceur, par la A4050. Si les 20 premiers km ne présentent aucun intérêt on se retouve d'un seul coup dans un paysage de sierra avec un tas de rochers blancs plus pourris les uns que les autres, mais formant des dents blanches dans tous les coins,
il y à par ici encore quelques pistes à explorer.
Nous arrivons sur la côte, avec ces panneaux d'interdiction, ces constructions au goût douteux, Avec pas mal de chance nous aboutissons à Las terrazas à 18H15, un petit parking au dessus de la mer,Le cadre est sympa, et plus aucun appartement n'est occupé. Nous aurons la plage pour nous tout seuls, mais ils ont tout gaché ici avec leurs constructions
Mardi 5 octobre
Super, pas du tout embêtés, la guardia civile est venue éteindre la lumière des WC, ils se sont garés juste à coté de nous etre partis sans rien demander, par contre ce matin à 5H30 les éboueurs, eh oui l'éboueur espagnol est très matinal. Un petit bout d'autoroute côtier puis nous rentrons dans les terres
par des routes de plus en plus étroite à tel point que nous n'arrivons pas à traverser un village et sommes obligés de redescendre sur la route principale. Juste avant le col menant à Zafarraya il y a une petite piste qui reprend un tracé de voie ferrée
que nous empruntons sur deux bons kilomètres (dommage elle redescend vers la mer) pour nous retrouver entre des champs d'amandiers pour déjeuner.
Nous allons essayer de remonter une piste à partir de Zafarraya
pour atteindre la sierra de Loja, nous tombons sur une porte grillagée qui barre la piste qui n'allait pas dans la direction que nous souhaitions, aussi nous poursuivons par une autre piste en moins bon état
mais qui au bout de deux km nous fait aboutir sur un sens interdit et une barrière CAZA PRIVADO. Nous revenons sur nos pas et regardons de plus prés cette première porte, de l'autre coté est écrit quelque chose comme merci de refermer la porte après être passé, super nous poursuivons
nous traversons des paysages caillouteux, on se demande ce que peuvent bien manger les moutons,
nous n'allons pas dans la bonne direction mais au moins nous n'avons pas à rebrousser chemin. Et puis coup de chance, une piste à gauche avec la première indication qui n'ait pas disparue,
Loja, notre but,nous empruntons cette piste qui s'élève jusqu'à un premier col puis une intersection et plusieurs indications,
c'est le bonheur total,
nous finissons à 1500m au milieu d'un champ d'éoliennes
il est 17H00 bivouac 4* douche rasage et cartes postales avant de pouvoir enfin lire tranquille en profitant au maximum de ce soleil bienfaiteur qui nous a peu réchauffé durant toute la journée mais qui s'avère bien revigorant en cette soirée
Mercredi 6 octobre
Le vent s'est remis à souffler durant la nuit, ce matin grand beau,à 8h00 il fait à peine jour, toutes les éoliennes tournent,
il n'est pas 9h30 que déjà nous avons repris la piste,
au passage d'une "petite" carrière avant de descendre sur Loja pour poster nos cartes postales, cette ville est désespérément triste, il n'y a même pas de boulangerie, nous repartons pour Antequera, autant Loja nous a déçu autant Antequera nous séduit, on sent qu'ici il y a une vieille bourgeoisie ,nous visitons une église avec un retable digne d'intérêt, et un Christ du meilleur goût,
bref on aime ou on aime pas le kitsch.
Nous finissons pas trouver l'office de tourisme avec une hotesse qui nous renseigne en français, encore quelques rues piétonnes, quelques courses et nous repartons pour le Torcal d'Antequerra, quelle bonne idée Non seulement le site est extraordinaire avec toutes ces formes
mais en plus il y a des animaux,
Oui tout en haut
nous passerons sur ce site tout l'après midi,
de retour au parking, nous reprenons le 4X4 mais ne trouvant pas d'endroit qui nous plait pour nous poser nous préférons revenir sur le parking du Torcal, au moins il y a une super vue et juste un camping car à l'opposé
encore quelques photos au coucher de soleil
et retour à la cellule pour dîner.
Jeudi 7 octobre
Ce matin brouillard,
commence à y en avoir marre de l'andalousie, nous qui pensions souffrir de la chaleur durant tout notre séjour, nous attendons jusqu'après 10H pour faire une ultime balade au milieu de ces blocs sur une ligne de crête mais finissons par abandonner.
quoique c'est une autre ambiance
Nous continuons notre route vers El Choro et le desfiladero de los Gaitanes,
hélas la via ferrrata que nous avions prévu de faire semble quasi impossible sans matériel d'escalade, aux jumelles nous voyons 3 grimpeurs qui sont dessus et qui la finissent par un rappel d'une trentaine de mètre, de plus aucune indications sur cette « balade ». Regrettable, car le site est exceptionnel,
nous furetons entre « mirador »et lacs pour trouver un bon endroit de bivouac. Pour finir nous aboutissons sur une piste forestière à17h
et nous déplacerons d'un petit kilomètre plus loin vers 19H juste à proximité du mirador qui clot cette piste pour bivouaquer en 4* au lieu de 2*. Encore des photos de coucher de soleil,
si le coucher est toujours majestueux nous apprécierions que le temps se dégage avant 17h.
Vendredi 8 octobre
Nous quittons les lacs pour Ronda par une jolie route,
trouvons une place assez près du centre ville et partons voir ce fameux pont, effectivement impressionnant pour une construction de la seconde partie du XVIIIe siècle,
les petites rues de Ronda nous plaisent bien,
malgré un nombre impressionnant de touristes. Toutefois au bout de 2 heures, nous quittons la ville pour retourner au calme, nous poussons jusqu'au lac de Zahara pour un pique nique sympa,
Nous filons sur Algodonadès espérant trouver la piste qui mène à la sierra de Lijar
mais rien dans le village, et aucune piste ne mène au sommet du promontoire. Nous essayons donc par l'autre coté et finissons par trouver l'accès au décollage de parapente qui est fléché quand tu es sur la bonne route.
"dis moi mon chéri, tu as bien serré le frein à main?
Il nous faut remonter plus de 8km pour atteindre le sommet, au premier mirador rien d'extraordinaire à part le vent mais au second la vue est superbe.
et redescendons sur ALgodonades pour rencontrer Marc928 et sa petite famille, nous les quittons assez tard pour rejoindre notre endroit de pique nique. Le vent souffle toujours aussi fort et nous aurons la bonne idée de ne pas lever le toit.
Samedi 9 octobre
A 8H00 dur d'entendre le réveil, mais nous voulons profiter de Cordou cet après midi aussi il ne nous faut pas trop tarder,
le ciel est très chargé et la pluie nous rejoindra bientôt sur la route, nous atteignons Cordou sous des trombes d'eau, mais les dieux du stationnement sont avec nous, une place à 50 mètres du pont romain
Une petit accalmie nous permet d'atteindre le milieu du pont romain avant de se protéger sous notre parapluie et nous arrivons à la cathédrale tandis que les gouttières rejètent des trombes d'eau.
La salle de la Mezquita est incroyable par ses dimensions et ses centaines de piliers,
nous flânons plus d'une heure dans cette « palmeraie »,
vraiment un très bel endroit même si les « rajouts » catholiques jurent un peu
Lorsque nous sortons la pluie s'est enfin arrêtée, nous voulions traîner dans le quartier juif qui jouxte la cathédrale mais un samedi de surcroit férié, tout est fermé ; regrettable car animé l'endroit doit être pittoresque. Sous une succession d'averse nous atteignons le lac de Marmolejo et au bout d'une dizaine de km de pistes nous sommes pour la première fois obligé de faire demi tour, l'entrée du parc est bouclée ; le moral n'est pas mieux que le temps, Nous repartons pour Andujar afin de pouvoir traverser vers le nord la sierra du même nom. Un nouveau coup de chance nous fera découvrir un lieu de bivouac très convenable sur un parcours VTT avec une jolie vue, dommage qu'il y ait tous ces nuages.
Dimanche 10 octobre
Ce matin le ciel est toujours aussi désespérément triste, il a encore beaucoup plu cette nuit, et il repleuvra encore avant que nous partions. Beaucoup de monde sur cette petite route qui donne accès au sanctuaire de la vierge de la Cabeza, que nous dépasserons après une quinzaine de km, mais également beaucoup de cerfs et de biches à proximité,
La traversée par cette sierra doit être très jolie sous le grand soleil, mais peut être aurions nous vu moins d'animaux. Un petit arrêt au bord d'un barrage pour déjeuner changement de pilote, car désormais, Chris conduit le matin et moi l'après midi, à peine quelques km et deux, trois, puis une dizaine de vautours passent juste au dessus de nous, nous nous arrêtons mais ils sont presque trop près, ils prennent des ascendant juste au passage d'un petit collet qui surplombe la route, mais c'est les oiseaux d'Hitchcock, pas loin d'une cinquantaine de vautours qui font des cercles au dessus de nous pour monter dans les airs.
Nous roulons un peu sur une voie rapide jusqu'à Cuidad Real et reprenons les petites routes étroites avant de retrouver les « Ruta de Don Quichotte »
pour faire le tour du Parc de las tablas de Daimiel, une petite lagune sur laquelle loge de nombreux oiseaux, un petit arrêt au bord d'un des étangs dans un observatoire pour jumeler
Nous pensions rouler jusqu'à un lac au sud de Tolède mais sommes séduits malgré le temps par le château et les moulins à vent qui surplombent Consuegra,
Lundi 11 octobre
Nous n'avons pas été dérangé, seulement entendus quelques voitures qui montaient ou descendaient tandis que nous lisions et puis plus rien, l'illumination des moulins et du château s'étant interrompue à 23H00. Le temps est encore bien nuageux ce matin,
voyons un chemin qui devrait nous mener quasiment jusqu'à Tolède. Plus de 30km entre champs d'oliviers et vignes et puis nous tombons sur un champ de boue, un petit arrêt avant de se lancer dedans, pour voir comment ça passe et de l'autre coté un pont qui n'a pas été prévu pour les voitures et un gué qui semble assez profond. Prudence valant mieux que …emmerdements, nous faisons demi tour et prenons un autre chemin à moins d'un kilomètre qui nous fait traverser le cours d'eau sans aucun problème, par contre après Manzanèque nous ne retrouvons pas notre route et finissons sur l'autovia pour atteindre Tolède.
La vieille ville est très bien restaurée, nous aimons beaucoup l'ambiance malgré le monde, et l'inclinaison des rues. Au milieu des nombreuses boutiques proposant des couteaux et épées en tout genre, Chris tombe sur des chaussures et achète une magnifique paire de bottes pour une fortune, 18 €.ah les filles...
il est 14H15, j'en ai plein les bottes. Nous mangeons sur place et partons après avoir refait le plein d'eau et de GO en sortie de ville,
filons sur Buendia, (encore une fois repéré sur Goolgle Earth)
nous trouvons facilement le coin des sculptures, je vous fais la totale, mais l'endroit est réellement sympa
le site est très chouette, une forêt de pin et des blocs de grès sur lesquels ont été réalisé des sculptures. On pourrait penser à Fontainebleau, quand je pense à la polémique à propos de quelques prises taillées sur des blocs....
"même pas peur"
Nous sommes au bord du lac, mais nous tournons durant une heure pour trouver un endroit de bivouac avec vue sur l'eau, pour finalement se garer à l'extrémité de la presqu'île alors qu'il est déjà 19H30. Bien mais dans ce site nous nous attendions à trouver mieux.
Mardi 12 octobre
Le temps est encore plus chargé qu'hier. La route qui suit le lac par l'ouest est très belle, avec quelques beaux emplacements de bivouac, vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus de soleil, des iles, des presqu'îles avec de beaux rochers.
Ensuite la route est rectiligne, le paysage à peine vallonné et sans grand intérêt et puis c'est l'autoroute jusqu'à Calatayud, il pleut, un arrêt à Carinena pour acheter du vin dans une cave et nous poursuivons vers notre objectif Belchite, une halte rapide au monastère del Pueyo pour vérifier que nous pouvons y bivouaquer
et nous arrivons à Belchite, Le CHOC, tout ce village détruit, impressionnant, les quelques personnes que nous y croisons sont aussi respectueuses que nous de l'ambiance qui se dégage de ces ruines,
comment peut on en arriver là, quelles idées peuvent justifier un tel déchaînement de feu et un tel besoin de destruction, pourquoi faut il anéantir une cité, bombarder ces églises,
tuer ses habitants pour imposer ses idées. Et puis quelques bougies allumées dans les deux églises en ruine...
enfin un endroit qui ne nous laisse vraiment pas indifférent. Il ne fait pas beau ; aussi nous décidons de pousser un peu plus loin, en roulant une heure ou une heure et demie nous pourrions bivouaquer près des méandres de l'Ebre. Bonne idée. Juste après Caspe nous trouvons un superbe bivouac au dessus du fleuve dès la première petite route, il est à peine 19H00.
Mercredi 13 octobre
Le ciel est toujours aussi chargé, comme si le mauvais temps avait décidé de nous suivre depuis Algodonades. C'est vraiment regrettable car le site est majestueux avec cette grande boucle de l'Ebre.
Arrivé sur Lerida, le ciel semble vouloir se casser un peu, quelques courses et en route pour la sierra de Cadi. Néanmoins, nous profiterons de quelques jolis points de vues,
arrivés au niveau de Tuixen, nous décidons de filer sur Andorre maintenant, nous devrions y être avant 17H ce qui nous suffit largement pour les courses que nous voulons y faire et essayer ainsi de longer tout le Cadi sous un meilleur jour. En Andorre,nous faisons achat de parfum et de whisky, traînons un peu en ville et au bout d'une heure sommes de retour à la voiture, il n'y a plus qu'à faire le plein de GO à 0.95€ le litre et ne lambinons plus afin de rejoindre la petite route qui nous permettra de faire notre traversée de main. Nous quittons assez vite la nationale et attaquons la montée, ça montre très fort durant une petite dizaine de km sans aucune possibilité de se poser, mais juste arrivés sur le plateau au moment où l'on songe qu'un petit chemin menant à une petit plate forme serait le bienvenu, notre souhait se réalise, impeccable et même pas besoin de caler le véhicule, nous sommes horizontal.
Jeudi 14 octobre
Juste un peu de brouillard ce matin, une petite éclaircie nous permet de profiter de notre lieu de bivouac, effectivement encore un bon endroit,
Au bout de quelques kilomètres un panneau semble indiquer que la route est fermée pour cause de travaux, il nous faudrait un peu de chance pour pouvoir continuer cette route. Effectivement, il sont en train de couler du béton pour faire une cunette le long de ce qui sera bientôt une jolie route,
Par deux fois nous retomberons sur des travaux mais tous sont très sympa
Ma chérie, quand elle conduit,il lui faut toujours un tracto pelle (Tende en juin) ou un caterpillar pour lui ouvrir la route
et nous pouvons revenir sur Tuixen
et poursuivre
jusqu'à Ripoll, en passant au pied de la Pedraforca qui a bien du mal à sortir des nuages qui l'assaillent, beau sommet un coin à voir de plus prés par beau temps.
Il est 15h30 lorsque nous atteignons Figueres et pouvons ainsi aller visiter le musée Dali,
Nous déambulons durant une heure et demie dans le Théâtre-Musée Dalí,
le plus grand des objets surréalistes du monde, installé dans une construction du XIXème siècle qui fut l’ancien Théâtre Municipal, détruit à la fin de la guerre civile. C’est sur ses ruines que Salvador Dalí décida de construire son musée.(récupéré sur le site du musée)
là j'ai essayé de faire comme le Maître, mais j'ai dû louper quelquechose nous faisons quatre courses et roulons vers Cap de Creus (quelle journée ) Quelques panneaux d'interdiction de stationner sur Cadaques mais rien sur ce qui sert de parking au niveau du phare.
Vendredi 15 octobre
Deux trois voitures sont déjà passées lorsque nous nous levons à 7H30. Nous allons traîner toute la matinée au milieu des blocs du Cap Creus.
Encore un lieu qui mérite le détour
il ne serait pas étonnant que Dali ait trouvé quelques inspirations dans ces rochers pour certaines de ses toiles.
Le vent ne faiblit pas et parfois nous déstabilise.
La chance nous permet de voir à moins de 50 mètres trois boucs,
dont un particulièrement impressionnant, qui paissent tranquilles les rares pousses et remontent s 'allonger sur une plateforme.
Nous revenons un peu saoulés de cette balade, nous reprenons la voiture pour revenir un peu en arrière et s'approcher d'un gros bloc repéré hier lors de notre venue,
nous ne resterons que peu, les alentours étant moins intéressants que ce que nous avons vu préalablement et la quasi impossibilité de rejoindre une crique à cause du maquis. Aussi nous allons essayer de rejoindre Rosas par une piste qui part de Cadaques. Dès que l'on accède aux premières rues nous comprenons que notre projet est irréalisable à cause de l'étroitesse tant en largeur qu'en hauteur des rues. Au fond Rosas n'est pas bien loin d'ici nous ne sommes pas à 20 km près pour retrouver notre lieu de bivouac de l'année passée. quelques difficultés à se caler horizontalement.
Déjà notre dernière nuit,
Samedi 16 octobre
Une dernière nuit très sereine, nous sommes un peu chez nous à cet emplacement. Au réveil, le ciel est un peu voilé ce matin, la température ne monte guère, toutefois nous décidons une dernière baignade, un seul mot fraîche, mais bon c'est la fin des vacances, quand et où prendrons nous notre prochain bain???
et voilà c'est fini, il ne nous reste plus qu'à préparer nos prochaines vacances
Avant de conclure, un lien avec ce qui fut un des moments forts de notre périple ibérique : Belchite, l'Ouradour de la guerre civile espagnole
pourtant je suis contre les monuments aux morts, mais j'ai essayé de retranscrire l'émotion que nous avons ressentie sur ce lieu témoin de la folie des hommes.